Quand Worm's Head était sorti du néant, quelque part entre l'automne et l'hiver dernier, j'ai comme souvent été victime d'une addiction déraisonnable pour le titre. Chez moi, ça se traduit par l'envoi de mails hystériques et prosélytes, et ceux qui y ont droit ont maintenant l'habitude (et les ignorent en général, vu que sous quinzaine je vais recommencer avec un autre). Quand le clip est sorti, je l'ai trouvé délicieux, j'ai persisté et encore aujourd'hui je trouve ce morceau d'une douceur et d'une beauté désarmantes.
Mon impatience pour la sortie de l'album allait croissant, et Helena Costas me faisait des frissons partout à mesure que j'apprenais qu'elle avait Danger Mouse et Sparklehorse derrière elle. (tranquille, elle te balance ça comme on dit qu'il y avait des tomates au franprix, moi j'en fais un genre de malaise vagal).
J'ai fini par avoir The Last Laugh entre les oreilles en février et au bout du compte j'étais un peu déçu, je n'arrivais pas à y retrouver la petite magie du premier morceau. Mais mine de rien, je l'écoutais de temps à autre, et tout doucement je me suis attaché à certains titres, puis à d'autres. Au final, je me rends compte que je suis un tout petit peu amoureux de chacune de ses comptines, du mystère qui enrobe les paroles, de l'élégance un peu surannée des mélodies et de son succulent petit accent anglais.
Alors quand elle sort une nouvelle vidéo encore plus mignonne, je souris béatement, et je remets l'album en route.
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