Jenny Wilson à la Maroquinerie - 27/03/10
Il a suffi qu'elle arrive dans sa robe de ménade, et la salle, qui dormait après deux premières parties indigentes*, a commencé à onduler tout doucement. Après elle a ouvert son immense bouche qui menaçait de nous engloutir un à un, et l'ondulation s'est faite vague, puis grande marée orgiaque à mesure qu'elle alignait les morceaux, l'air jamais fatigué, la mine de plus en plus réjouie de voir nos corps lui obéir.
J'en suis sorti éreinté et ravi, fasciné par l'énergie magnétique qu'elle dégage, et par la complicité qu'elle entretient autant avec son public qu'avec ses musiciens, manifestement aussi dédiés à son culte que la salle l'était.
La chronique du concert sur Brain Magazine te racontera tout ça mieux que je ne peux le faire, je suis comme toujours beaucoup plus à l'aise quand il s'agit de dire du mal que de révérer. (Non, moi non plus je n'aime pas trop le ton j'ai la hype dans le sang et je vais t'apprendre la vie de leur texte, mais sur le fond, on est plutôt d'accord.)
Jenny Wilson - Like a fading rainbow
* La Fiancée : AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH, que c'est triste d'être aussi tarte. Textes pathétiques de pauvre petite fille riche et overdose de minauderies. La palme revenant à sa chanson sur, je cite, "une pûûûte" (yeux baissés, battements de cils, air interdit) qui m'a donné des envies de kalachnikov. Vuk : ouais, bon, c'est un peu rigolo, un peu surprenant. Mais quand même, qu'est-ce que c'est chiant passé deux morceaux. Et que ces morceaux sont longs, bon sang.
(j'avais déjà un peu parlé
de Jenny Wilson l'an dernier)
site officiel // myspace
